TEM-La-Firme

Le jeu de rôle fantastique sur la Terraformation de MARS : Projet TEM

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Un avant goût du terrifiant Red Wüste de la planète Mars !
Les incroyables aventures des Terraformers mais aussi les moments heureux comme les périodes de douleurs.

- La grande aventure martienne de la Terraformation -
[21/03/2019 21:52] Histoire de Mrpingouin
Catégorie : Inclassable


Titre : Commande atypique



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Post de : Mrpingouin
*Alors que la nuit était tombée depuis longtemps sur Mars, quelque part dans un bunker de la ZDV1, une agitation inhabituelle gardait son propriétaire éveillé. Voilà des cycles que le Couturier n’avait pas reçu une commande afin d’exercer son art. Cette demande tombait vraiment à point nommé, le défaut de projet où il pouvait faire revivre le noble travail de la très ancienne caste couturière se faisait cruellement sentir ces derniers temps.

Au coeur du bunker, dans un garage réaménagé par ses soins, l’oeil novice n’aurait vu qu’un indicible fatras d’aiguilles éparses, de notes épinglées, de lambeaux de cuir aux couleurs et aux formes différentes. Pourtant là où semblait régner la désordre, MrP y voyait une symphonie en cours d’élaboration. Naviguant sans encombre dans son antre en dehors du temps, ses ciseaux glissaient sur une grande pièce de cuir épais noir, suivant au plus prés le tracé préalablement appliqué sur le tissu. Parfois, les lames des ciseaux se figeaient un instant suspendues en l’air, le temps au Couturier de vérifier l’exactitude d’une cote sur le schéma qu’il avait mis le temps de mettre au propre, c’était son phare au milieu de cette nuit. La pièce taillée rejoignait la partie supérieure d’un ancien scaphandre de terraformation, respectueusement apposée sur le métal.
Prenant ensuite quelque mesure, il plaça une aiguille sur un pan à retravailler, puis il reprit le vêtement pour lui donner sa forme globale. L’étape suivante consistait à renforcer l’attache entre les manches courtes et la veste elle-même, pour cela MrP avait sa propre méthode, une couture à la fois fine et solide pour assurer un travail soigné et solide. Cela n’était pas une tâchel très complexe, n’importe quel terra ayant réalisé un cache-poussière dans son tabularium aurait très bien pu exécuter un ouvrage du même genre. Ce qui avait poussé le Couturier a accepté justement cette commande-ci c’était pour la fabrication des écussons. Car là demeurait la difficulté. Objet délicat et précis, son commanditaire avait d’ailleurs payé généreusement pour le respect des consignes les concernant, MrP comprit à demi-mot qu’ils devaient certainement correspondre à une sorte de code entre ceux qui porteront ce modèle.


En examinant le croquis le plus abouti qu’il avait réalisé, on pouvait constater un logo facilement identifiable pour les habitants de la ZDV1. Uniquement composé de blanc et de noir, un crâne casqué muni d’une paire d’ailes déployées de chaque côté, fumait un cigare d’un air malicieusement menaçant. Les amateurs d’héraldisme n’auraient pas manqué de noter le losange juste au dessus avec inscrit en son centre un sobre « 1% » , les plus avertis d’entre eux saisiraient le présage d’un tel signe sachant que l’emblème concernait un Motorcyrcle Club. Solennellement, deux bannières ondulées entouraient le tout, la première pour le nom du MC et la seconde pour leur devise.
MrP, sur une grande plaque de cuir découpée à la forme générale du l’insigne, reproduisit fidèlement la multitude de détails qu’il devait absolument respecter afin d’obtenir un rendu impeccable. Sa réputation était en jeu qu’il le souhaita ou non. La colorisation des fils avait rapidement été résolu, les bobines en circulation étaient toutes blanches, il lui avait suffit d’en colorer certaines avec un bloc noir d’ivoire avec suffisamment de minutie pour ne pas craindre qu’elles pâlissent avec le temps.
C’est avec application et armé de sa chère aiguille, la seule suffisamment solide qu’il perça le cuir sans l’abîmer, les aiguilles communes étaient efficaces pour une suture quant à un véritable travail de couture c’était une autre histoire. A plusieurs reprise il piqua et repiqua le fil, alternant les passages de noir et de blanc, faisant apparaître progressivement l’insigne dans sa finalité. Travail délicat s’il en est, diamétralement opposé avec le maniement d’un kréator, activité qui régissait sa vie quotidienne.
Après avoir usé ses yeux sur cette étape cruciale du projet, le Couturier devait placer cet écusson maison et le fixer sur le dos de la veste qui reposait sur le scaphandre. Le défi résidait dans l’invisibilité de la fixation entre l’écusson et la veste. Un travail soigné était sa marque de fabrique, pour cela il fallait se compliquer la vie et parfois innové. Il posa à plat la veste et en s’aidant de l’insigne, y fit de minuscules petits points repères qui devraient parfaitement le centrer sur le dos de son futur porteur. De nouveau une couture, triplée cette fois-ci, sur tout le pourtour du logo fut réaliser afin de l’ancrer solidement sur le support.

Il reposa la veste sur le scaphandre, prit un peu de recul afin d’apprécier au mieux l’effet de l’ensemble. Un simple et discret sourire sur le visage aurait permis au spectateur de deviner sa satisfaction. Il ne restait plus que quelques détails à finaliser, un second écusson bien plus petit sur la poitrine avant droite, un rivetage artisanale de la veste sur le scaphandre et enfin la commande était prête.*
[20/03/2019 08:48] Histoire de Silma
Catégorie : Observations


Titre : A surveiller



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Post de : Silma
Le syndicat GGC commençait à faire parler de lui.
Si le concept en lui même n’est pas nouveau, son application si.
Ses membres, issus de différents syndicats, au mélange improbable, ont de quoi intriguer et interpeler.
Les Melpomènes, curieux de tout ce qui se tramait en zdv et au delà, se devaient de se pencher sur la question.
Quelques contacts furent proposés et accueillis avec complaisance. Bien que rebelle et revêche, ce syndicat se voulait détaché de tout lien et de tout clan. Ni anti, ni pro quelque chose. Juste humain; la mécanique et l’exploration, rien d’autre.
Du moins c’est ce qu’ils laissaient entendre.
Rien de tel pour piquer la vigilance des Melpos.
Justement, un carton d’invitation avait été adressé au procureur, comme à plusieurs autres terras de la ZDV.
Qui de mieux que Breizhteam pour enquêter de l'intérieur?
Un Syndicat à surveiller de près, de très près…
[19/03/2019 18:41] Histoire de Panda2
Catégorie : Expériences


Titre : A Spoke in the Wheel...



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Post de : Panda2
* Au loin, les faibles rayons du soleil faisaient luire d'une couleur orangée le dôme du Temple. À l'abri relatif de son bunker, au sein de la salle de commandement, son regard se perdait dans l'ocre de l'atmosphère de mars. À une accélération imprévisible des évènements semblait se succéder une période de calme toute relative. N’était-ce pas là une de ces surprises inattendues de la rouge, sa relativité ?

Méticuleusement, il passait en revue les faits et leurs déroulés; relativité certes mais point de hasards, ici aussi IL ne jouait pas aux dés si tant est qu'IL ait une existence.

Au terme de ses engagements Acidaliens, ses frères et sœurs de la première heure à l'abri, il avait fini d'arpenter ce versant de la voie BOSS. L'heure du prochain croisement approchait, il le ressentait d'instinct dans chaque molécule de son être, dans chaque transmission synaptique de sa pensée. C'est ainsi qu'il a quitté le confort Acidalien afin de recommencer tout à zéro. En premier lieu il médita un temps en arpentant la voie de l'Ermitage.Reclus, aux aguets, il songeât qu'il était temps de laisser éclore ce projet murement réfléchi depuis des années. Ainsi voyait le jour la partie lumineuse de celui-ci : le garage Gaudin Clandestin, et son pendant sombre : le MC1 %GD. Voilà des ères qu'il en parlait, y réfléchissait, sondant, lançant des galops d'essai au détour de conversations anodines. Il ne s'agissait pas d'un énième syndicat créé en cdv, une énième tentative égocentrique d'un colon en perdition. Il connaissait son but et s'en donnait les moyens. Rares étaient ceux ayant grâce à ses yeux pour l'accompagner dans ce qu'il espérait inédit.

Était-ce son éloignement volontaire de la vie de la ZDV durant son temps d'Ermitage où une énième panique infantile d'anciens adversaires apprenant qu'il créait un garage sans autre forme de communication vis-à-vis de la ZDV ? Quoi qu'il en soit, il ne fallut pas un cycle pour voir détruite la caste de l'hydro à la surprise générale. Tout à sa reprise de contact avec la vie de la ZDV, il observait les conséquences, haranguant de temps à autre, mais toujours avec bienveillance non sans une pointe de sarcasme habituel. N'est pas scorpion qui veut !

Jamais deux sans trois paraît-il? C'est ce qu'il vérifia encore une fois dans un acte qui de prime abord ne le touchait pas directement. Un de ces petits actes pas très nets dignes d'un lapin de garenne surpris en pleine nuit de se retrouver à la lumière des phares d'un camion lancé à peine vitesse. Curieusement, le petit lapin égaré n'était pas étranger à la trame relationnelle dès ses anciens adversaires. Mais tout cela ne le concernait pas directement à ce moment du récit. De son coté, il s'affairait avec les trois autres. Ils s'organisaient et préparaient leur arrivée au garage au terme de leurs ermitages. C'est tout occupé aux préparatifs de l'ouverture du garage et aux centres d’intérêt de MC1 %GD que les sbires de la firme ont débarqué à son bunker. Sans la moindre explication ils l'ont embarqué manu militari et collés sur une dalle du purgatoire. Pour qui, pourquoi, c'était le mystère le plus complet, dernièrement il avait été plutôt sage comparé à d'autres périodes. Lorsqu'on explore les limites connues et inconnues, il faut croire que tout se paye pour la firme. Son esprit tournait à plein régime alors que l'on emmenait vers le lieu de lancement. Puis il réalisa, il comprit qu'en vertu du rasoir d'Occam une seule chose expliquait sa situation. C'est pris de sueurs froides devant cette révélation, les yeux exorbités, que les sbires l'attachèrent à la dalle du purgatoire. Lors de son lancement, nul ne l'entendit crier d'une voix primale : MMEMO !

Soudé sur une dalle il n'y a pas d’échappatoires. Quel que soient le colon et ses compétences, les G encaissés par la poussée du réacteur conventionnel produisent le même effet chez quiconque n'y ait pas préparé: blackout total. Pieds et poing lié, le colon se retrouve seul, déconnecté de tous en rotation autour de la rouge. Au Bar du forage, nombreuses sont les histoires de rookies qui sombrèrent dans la folie en découvrant l'enfer martien et emportés un beau jour par les sbires de la firme sur une dalle. Le faible niveau de leur scaphandre n'offrant aucune protection lors de leur purgatoire, très rare sont ceux à en être revenu vivant, cramés à l'étouffer dans leur scaphandre. Ce sont les alarmes stridentes de son scaphandre qui ramena sa conscience à l'éveille. Ça clignotait de partout, la visière ionisée de son heaume semblait HS. Impossible d'ouvrir les yeux face à la lumière aveuglante de l'astre solaire, cerise sur le gâteau d'une situation désespérante il lui semblait que son cerveau était pris par vagues dans un étau. Serrer, desserrer, serrer, ... pantin impuissant d'un démiurge sadique et implacable. L'enfer de la rouge lui sembla à cet instant un paradis au regard de sa situation des plus oppressantes. Sa réaction fut primaire et bestiale, celle d'un un cri de rage, de colère et de douleur qu'il poussa durant de longues minutes. C'est la respiration haletante qu'il réalisa que sa rotation le menait à l'ombre de la rouge. En quelques instants, la fournaise fit place à un froid sibérien, son scaphandre encaissa le choc thermique et son lot d'alarmes supplémentaires. " Je sais que c'est la merde bordel de Nom de dieu de bordel à queue ! "hurla-t-il. Alors qu'il commençait à sentir la rage le remplir de nouveau, une révélation le frappa sans crier gare : les commandes oculaires de la visière étaient toujours fonctionnelles. Il ne voyait plus rien d'autre. Il ne portait aucune attention aux ténèbres qui enveloppaient de plus en plus, ni aux brusques changements de température qui se répercutaient au sein de son scaphandre. Il ne pouvait que serrer les dents comme un naufragé accroché à un bout de bois au milieu d'une terrifiante tempête. Coupant les alarmes les unes après les autres à l'aide de coups d’œil et de battements de cils, il dressait un état des lieux de son scaphandre, bénissant les ingénieurs qui avaient conçu cette seconde peau de métal et ses systèmes autonomes, mince frontière entre une mort assurée et la vie prolongée un peu plus jusqu'au retour sur la Rouge, ultime rivage. Puis soudain, le silence.

Il n'y a plus rien, tout est noir et glacial. Seul sa respiration et la buée qu'il expire aux faibles lueurs de son heaume semble exister. Il n'y a rien. Il est seul. Tout seul, les deux pieds et les deux mains dans la merde. La dalle dans son dos dégage encore la chaleur emmagasinée alors que le côté pile commence à sérieusement refroidir. Son scaphandre encaisse, tentant de maintenir une température interne improbable compte tenu de la situation. Chaud. Froid. Premier choc.

La cerise sur le gâteau ne tarde pas à se faire sentir, par vagues, son cerveau est comme vrillé, pressé, compressé par un étau invisible. La douleur est telle qu'il ne peut rien faire d'autre que la crier gâchant ainsi un peu plus son oxygène. C'est la tête en feu et les yeux injectés de sang qu'il revient à lui émergeant d'un maelstrom de souffrances. C'est à peine s'il aperçoit la fin de sa première rotation. Le retour face à l'astre solaire fait de nouveau monter la température côté face. Alors que le côté pile semble devenir un concentré glacial. Yeux clos, il tente de calmer sa respiration. du fond de sa mémoire morcelée et brisée, un souvenir émerge. Il concentre toute son attention sur son souffle. Il inspire et expire en prenant soin de ressentir l'exercice sur ses organes. Le souffle lent, un rythme paisible s'installent, son esprit se ferme à son environnement et à sa situation désespérée, entièrement tourné vers son souffle. Méditation. Inspirer, expirer. Doucement, inlassablement, tous son être se concentre sur lui-même et petit à petit la souffrance s'envole. Des gouttes de sueur perlent sur son visage, son scaphandre est une étuve. Pourtant, cela ne semble pas le déranger, ses lèvres remuent à peine à chacune de ses expirations. Le colon semble avoir lâché prise sur toutes choses. Il médite retrouvant son Qi. Il se laisse flotter au gré d'un voyage intérieur.

Ondoyant en impesanteur, son souffle le porte. Renaissance du QI au creux de son dantian inférieur. Océan d'énergie. Chatoiement bariolé karmique. Azur et pourpre sous forme reptilienne s'enroulant autour d'un ADN. Ying. Terre passerelle vers le dantian médian. Respiration. Karma. Code ADN. Maelstrom d'oppositions karmiques. Ying et Yang. Transformation du Qi en shén. Explosion, feux artifices karmiques. Azur et pourpre sous manifeste pétitionnaire. Blast énergétique du Gu Qi propulsant au dantian supérieur. Plénitude, calme et sérénité après l'orage porté par son shén. Dissolution du un dans les tous. Yang. Partout et nulle part, tous et rien. Flotte dans l'éther au milieu de masques divins grimés. Semeurs d'étoiles et guerre éternelle. Pont d'or des vertus cardinales grec au Tao-Tö-King. Multitudes dogmatiques. Unité perdue du dogme.
Comme une voix lui susurrant : " petit lézard cuivré, ... petit lézard cuivré, ... petit lézard cuivré, ... souviens toi! Dans l'adversité, réfugie toi dans le TAO, dans la voie, ... là, tu trouveras la force de surmonter les obstacles !!! "
Souffle Qi, respiration. Retour.

Le temps s'est étiré, perdu. Combien de rotations, combien de temps qu'il est là? Ses paupières s'ouvrent sur les ténèbres à peine perturbées par une lumière diffuse. Il respire calmement alors que sa vision semble sortir de la nuit et percevoir son environnement différemment. La première chose qu'il voit, c'est un anneau de lumière. Il met quelques instants à comprendre qu'il survole la face de mars plongé dans la nuit.

Assis dans la salle de commandement de son bunker, il sourit en se remémorant se souvenir et l'instant fondateur. L'alarme qui se fait entendre le ramène aussitôt à la réalité du moment par le biais d'un message syndical : "le couturier est arrivé ! " C'est en se levant qu'il se rendit compte que son corps était perclu de tensions. Se remémorer des instants sur une dalle du purgatoire n'était pas anodin, en revenir encore moins. Qu'en dire lorsque au fond de votre être vous ressentiez qu'elle vous avait transformé, amélioré? D'un battement de cils il sortit de ses réflexions. Il n'était plus seul, le garage vivait ainsi que ses ambitions, ses objectifs. " Et bien hissons haut nos couleurs ! " s'exclama-t-il en sortant de la salle de commandement. " Ce sera un début ! " À cet instant, nul n'aurait pu dire si son sourire était plus bienveillant que carnassier ou vice-versa. *
[17/03/2019 20:31] Histoire de Breizhteam
Catégorie : Inclassable


Titre : Let's roll



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Post de : Breizhteam
* Zone Matjazbone.

Le métal dont est fait ma forge est blanc. Surchauffé. Voici plusieurs heures maintenant que je lui fait face, utilisant sa chaleur pour façonner une plaque de métal. J'ai toujours aimé faire plier le métal à ma volonté.

Mon esprit vagabonde, revient sur les faits des derniers mois.

La Justice Royale ou le début d'une collaboration avec la Reine de vivance dans le but avoué de cadrer certains points. un premier succès, avec un fragile cessez le feu imposé entre deux syndicats en guerre, cessez le feu
* Zone Matjazbone.

Le métal dont est fait ma forge est blanc. Surchauffé. Voici plusieurs heures maintenant que je lui fait face, utilisant sa chaleur pour façonner une plaque de métal. J'ai toujours aimé faire plier le métal à ma volonté.

Mon esprit vagabonde, réflexions allant et venant au rythme presque aérien du marteau,revient sur les faits des derniers mois.

La Justice Royale ou le début d'une collaboration avec la Reine de vivance dans le but avoué de cadrer certains points. un premier succès, avec un fragile cessez le feu imposé entre deux syndicats en guerre... cessez le feu toujours inviolé à ce jour d'ailleurs...enfin si j'en crois mes informations.

Je donne un dernier coup de marteau sur le morceau de métal avant de le plonger brutalement dans un seau d'eau. Un petit geyser de vapeur monte brièvement avant d’être dispersé par les ventilos d'appoints. Je porte la pièce refroidi à hauteur des yeux. Une magnifique coque creuse de camedrone. Une de plus. Dragan va être content, il va pouvoir terminer la série suivante de caméra à disséminer. Le projet est démentiel, ça revient à passer le désert martien au tamis...démentiel, c'est le mot. Et c'est foutu de fonctionner. J'espère que Père peut voir tout cela.

Après avoir expédié la nouvelle coque métallique, je regagne les pièces de vie, passant pour cela devant une salle récemment déverrouillé : Le Reclusoir. Je m'arrête un instant devant la lourde porte, pensif, puis rejoins la pièce d'eau d'un pas rapide.
Débarbouillage sommaire effectué, je me dirige Chouchenn en main au salon. Un moment de détente. Un de ceux ou, satisfait, l'on se surprend à sourire bêtement dans le vide.

Esprit en vadrouille, mon regard se pose sur une carte noire posée négligemment sur la table basse. Je l'attrape, la fait tourner entre mes mains avant de la reposer sur la table.

La suite semble prometteuse. *
[16/03/2019 16:12] Histoire de Sarlan
Catégorie : Bunkers & concessions


Titre : acceptation



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Post de : Sarlan
* Le choc avait été rude. Très rude. Trop rude. Le Dissident avait dû fuir. Rentrer au bunker. Retrouver son cocon. Son lieu.
Enfermé la, comme en prison, la prison que lui évoquait son cœur, la prison de tristesse et de détresse qui c’était dressée au fur et à mesure qu’elle énonçait les faits.

Voilà deux jours que l’homme silencieusement, avait appris tout cela. Deux jours que Sarlan, allongé, attendait que les choses se passent, que tout aille mieux. Se remémorait la scène, se refaisait le film.

Se l’imaginait, lui qui n’était pas là à l’instant T.
Se posait des questions. Tout cela tournait et retournait sans cesse.

S’il n’avait été allongé, Sarlan serait tombé à genoux. Oui, elle avait refait sa vie. Il le savait, elle ne lui avait rien caché, jamais.
Oui, elle en avait aimé un autre. Au moins un.

Mais... Sarlan ne s’était pas imaginé qu’elle eut pu l’aimer tant, l’autre, Anuryce. Le Dissident prit la direction de la cuisine, comme un zombie. Les jambes aussi lourdes que le cœur.
En secret il avait, égoïstement, espéré qu’elle l’attende. Lorsqu’à travers Absalon, il avait vu sa vie à elle. Il avait vu des aventures, tout au plus, mais jamais, au grand jamais, il n’avait pu croire un instant qu’elle eut pu aimer un autre autant qu’ils avaient pu s’aimer.

Après tout, depuis son retour ; depuis qu’elle lui avait dit oui, qu’avaient-ils partagé ? Des repas. Des chansons. De la tendresse. Tout ce que l’on pouvait faire avec un ami, lorsque le cœur est accroché ailleurs...

Devant le placard de la cuisine, Sarlan attrapât un verre et se mit à fouiller. Rien, rien qui ne lui convienne, pas une bouteille d’alcool. Il avait arrêté, pour elle.

Le verre vola à travers la pièce, allant se briser dans un bruit cristallin.

Sarlan tomba à genoux, manquant de peu le plan de travail. Des larmes chaudes inondèrent bientôt ses joues. La tête dans les mains, pour cacher sa peine.
Après tout c’est lui qui avait permis cela. Si à cette époque il avait été plus souvent avec elle, s’il n’était pas descendu seul, s’il n’y avait pas eu cette foutu curiosité. Ce putain de niveau moins quatre. *

- Si moi je ne l’avais pas abandonné ?

* La pire question qui le taraudait n’était pas celle-ci. Que ce serait-il passé si Anuryce était resté ? Que ce serait-il passé si lui, Sarlan, ne s’était pas réveillé ? Qui aurait-elle choisi si elle avait dû choisir. Ses questions inéluctablement, l’amenaient vers une seule réponse. Une seule « petite mort »

Qu’il eut été simple de fermer les yeux pour l’éternité, qu’il eut été simple de s’allonger pour ne plus jamais battre d’un cil. Le Dissident écarta immédiatement l’idée, lui l’ancien grand guerrier, lui qui fut si haut, à genoux pour une femme. A genoux par Amour. Encore une fois... déjà tant de fois. Jamais que pour une seule. Son tatouage frémît, comme si les ailes le poussaient à se relever.

Il n’abandonnerait pas, pas encore. Pas de lui-même.

Ça aussi, il lui avait promis d’arrêter. De pleurer pour elle, de se montrer faible lorsqu’il fallait être fort.

Sarlan se releva, ouvrit le frigo et prit ce qu’il y avait là, à sa disposition. Laissant leur boisson de côté, la LR, le Dissident attrapa une bouteille d’eau qu’il but rapidement.

Parait que ça aide.

Se reprenant, les yeux rougis, Sarlan fit ce qu’il savait faire de mieux, ce qu’il avait toujours su faire. Il prit la direction de la salle de bain. D’abord se calmer, retrouver ses esprits. Redevenir maitre de ses pensées de ses émotions. Et ensuite...
Sous le flot de l’eau pure, qui lave le corps et l’esprit, purifiant âme et cœur. Le Dissident repensa aux derniers jours, se remémora avec un sourire faux à toutes ses promesses. A celles qu’il avait tenues, a celle qu’il lui restait à tenir. Avant l’accident, comme après.
A l’une d’entre elles surtout. Après tout. Elle n’avait pas suivi Anuryce dans la tombe, après tout elle était revenue avec lui, après tout, c’est elle qui l’avait sauvé lui. Malgré sa trahison, malgré son abandon.

Waldwen n’était jamais partie. Elle ne l’avait jamais quitté, quoi qu’il puisse penser. Quoi qu’il eût pu penser.
Elle était restée là, le bordant lorsque dans sa stase il était mort. Que seul son corps avait gardé un peu de vie. Elle était restée là lorsque tout la poussait à partir. Lorsqu’à ses mots et ses questions Sarlan ne répondait que par des souffles, sans vie. Due à une machine. Elle ne l’avait jamais quitté. Avait toujours suivie son corps. Avait toujours été présente. Gardé un œil. Après tout elle n’avait jamais quitté la Casse même si tout aurait dû la pousser à le faire…

C’était même elle qui l’avait poignardé avait tué Absalon et permis son retour.

Comment lui en vouloir d’aimer. Elle... qu’il avait blessé par son absence. Prisonnière de ses sentiments. Prisonnière de leurs non-dits.

Sarlan repensa à la rose.

Cette rose échangée un soir de saint valentin. Date symbolique des amoureux. Rose survivante. Comme leur amour qui avait survécu.
Il le savait, il l’avait côtoyé longtemps. L’espionnant parfois. La belle Waldwen, renferme, replié sur elle-même. Attendant longtemps l’hypothétique réveille d’Anuryce, comme elle avait, par le passé, épié le sien. Epié le moindre signe.

Mais tout était fini entre eux. Anuryce et elle, intérieurement Sarlan le savait. Il l’avait vu dans le regard de la belle lorsqu’elle lui avait dit oui ce fameux soir.

Il n’y avait plus à douter.

Raffermit, décidé, le plan en tête. Sarlan sortit de la Salle d’eau, une serviette passé autour de la taille pour seul vêtement.
Prenant la direction de la salle à manger, le Dissident ramassa son calepin et un fusain et prit la direction de la table, laissant des traces de pieds humides sur son passage.
Il s’amusa à en contempler une alors que déjà elle disparaissait sur le sol du Bunker. *

- Tout ici est éphémère. Tout ici est illusoire. Sauf nous... nous sommes des Phénix.

* S’attablant l’homme se mit à crayonner une esquisse, en toute simplicité. Son dos le tiraillait, douloureux. Une esquisse pour une promesse faite aux vents il y avait déjà longtemps de cela. Quelque chose trop longtemps repoussé.

Satisfait et sans plus attendre, Sarlan s’équipa et prit la direction de son tabularium, croquis au chaud.

Une longue nuit de travaille l’attendant, au moins. Dans la vie, nous ne sommes que des artisans. Il nous incombe de savoir ce que nous voulons, ce que nous faisons. Être des artisans de terreurs, ou des artisans de lumière.

Lui avait choisi, pour que plus jamais, la flamme ne s’éteigne… *

- Te rappelle tu les inséparables ? Nos petits colibris… Waldwen...

* Vivre au présent, profiter de chaque instant pour que le futur ne soit qu’un rêve pour que ce rêve se vive à deux.

Se retournant, Sarlan déposa les objets en cours de fabrication et partit en direction du vox. Il avait un message à envoyer... *
[14/03/2019 00:46] Histoire de Waldwen
Catégorie : Émotions


Titre : Une dernière fois... Pour toi.



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Post de : Waldwen
*Le bunker de Waldwen avait pris racine sur la zone Merian. Depuis … elle ne savait plus. Bien avant la mise en stase de celui qui lui avait promis de ne jamais l’abandonner, de toujours être là…

Comme tous les matins depuis des mois, elle s’équipe et se dirige vers le bunker de l’homme qu’elle avait aimé, avec passion celui à qui elle disait, “tu es mon oxygène” ; et il l’était, sans lui, elle aurait rejoint les ombres depuis des années. L’homme qui aura toujours une place dans son cœur.

Ses pas laissent des traces sur la terre rouge. Les bunkers sont à quelques mètres l’un de l’autre. Elle tape le code par automatisme et pénètre dans le lounge. Comme toujours le froid la surprend. Elle se dirige directement vers la stase. Endroit où elle passe une petite demi-heure à lui parler, espérant qu’il trouve l’apaisement dans le monde qu’il s'est choisi.

Mais au moment d’en passer le seuil, elle s’arrête brusquement. Fronce les sourcils. Que se passe-t-il ? Qu’est ce qui a changé ici qui l'interpelle ? Elle baisse les yeux au sol. Des traces de pas. Les siennes, qui vont toujours du sas à la salle de stase, de la salle au sas. Puis d’autres … qui partent de la stase et se dirigent vers la salle de contrôle.

Un vide se forme dans son estomac. Elle y porte la main. La peur ! L’angoisse ! Un sentiment d’insécurité s’insinue en elle. Qui s’est permis ? Qui est venu visiter l’endroit. L’intrus est-il encore dans les lieux ? Et si c’était Anuryce lui-même ? Elle secoue la tête. Non ! Il serait venu la voir. Sa main fébrilement fouille sa ceinture et revient avec son poignard qu’elle tient fermement. Puis doucement, pas après pas, elle avance en suivant les traces.

Elle arrive en salle de contrôle. Passe prudemment la tête. Rien… pas âme qui vive... et pourtant… Elle avance, le coude collé au flanc le poignard fermement tenu dans sa main aux doigts crispés, pointe en avant, prêt à transpercer tout corps qui se mettrait en travers.

Le voxpack gémit le poids de ses messages, qui sont définitivement coincés à l’intérieur. Avant de s’y arrêter, elle fait le tour de la pièce, regardant même sous le grand bureau contenant toutes les consoles de sécurités. Se redresse, jette un œil sur les écrans. Puis revient vers la boite jaune, elle farfouille un instant parmi la masse de fils qui a dû se détacher avec le temps. Isole deux fils et les coupes d’un geste brusque à l’aide de son poignard. Le bip incessant et usant s’arrête. Reste la lumière qui continue de clignoter. Elle cherche encore le fil responsable.*

- Pourquoi le couper ? En quoi gêne-t-il ?

*Elle sursaute, mais avant que la peur ne la saisisse, elle reconnaît la voix rocailleuse et moqueuse. Elle soupire, autant de soulagement que d’énervement. Range son poignard. Si l’Ancien est là, elle ne risque absolument rien. Tourne à peine la tête vers lui et s’avance vers le bureau.*

- Tu as raison, la lumière ne dérangera personne. Tu sais qui est venu ici ? Qui a touché à ces papiers ?

*Montre le bureau ou une pile de papier bien rangé côtoyait un fouillis indescriptible. Elle se tourne vers lui et s’adosse un instant au bureau. Le dévisage étonnée qu’il n’est pas changé.*

- Que fais-tu là ?

*Lève une main avant qu’il ne réponde.*

- Non, je ne t’ai pas appelé, pas cette fois…

*Il hoche la tête en faisant son sourire édenté.*

- Je suis toujours là où tu es… jamais loin... Il s’est levé, Il est venu jusqu’ici, il s’est assis, a commencé à ranger, et c’est mis à ronchonner…Enfin, Non, pas vraiment, disons qu’il se lamentait, et les lamentations de tes connaissances m’attirent.

*Il a un sourire des plus ironiques. Elle croise les bras et a un sourire triste. Il s’est réveillé, a ouvert les yeux, et elle n’était pas là. Une immense tristesse la saisit. Il ne l’a pas appelé elle. Il ne lui a pas demandé d’aide à elle… Un sentiment amer l’envahit. Elle sent une étreinte glaciale lui enserrer le cœur... Relève les yeux, ils sont sombres.*

- Tu ne vas pas t’y mettre toi aussi. Va savoir pourquoi il s’est levé. Même lui ne le sait pas. Il ne sait pas non plus que tu passes tous les matins. Par contre, il a toujours la colère en lui.

*Il fait quelques pas vers elle. En fait non ! Elle a eu l’impression qu’il a fait quelques pas, mais non, même pas de marques de pas sur la poussière du sol, et pourtant il est à 1m d’elle. Elle lève la main, paume vers lui.*

- Stop… ne t’approche pas… quelles vérités avait-il besoin d’entendre ?

*huēhuehteōtl hausse les épaules.*

- Se convaincre qu’il a bien fait de partir, se convaincre que c’est lui qui t’a abandonné et pas le contraire, en se mettant toute la ZDV1 à dos, il t’a poussé à faire ce que tu n’aurais jamais osé faire.

*Il la regarde un instant. Puis hoche la tête.*

- Crois-moi, Mars n’est pas pour lui. Il n’est pas prêt à vivre avec cette communauté. Il leur en veut de ne pas avoir compris qu’il s’était usé pour eux sur cette caste. Il n’a pas compris pourquoi ils se fichaient tous de ses efforts. Il était hargneux le bougre. Pour lui il a tourné le dos à Mars, pas à toi.

*Il rit… sans se moquer, juste parce que ça le fait vraiment rire. Elle hausse les épaules, tentant de retenir un flot de larmes prêt à déborder, suite à la masse de souvenirs que l’Ancien vient d’évoquer. Elle se retourne vers le bureau, d’une main elle farfouille dans les papiers en fouillis sans rien chercher en particulier, Elle ne verrait rien d’ailleurs, ses yeux étant brouillés.

Elle se retourne vers lui. D’un geste brusque montre toute la paperasse du bureau. Elle est à deux doigts de la crise, elle sent ses nerfs qui vont la lâcher si elle ne les maîtrise pas rapidement. Elle se laisse tomber sur le fauteuil coudes sur la table, visage dans ses mains en coupe. Inspire et expire d’abord précipitamment, puis plus calmement.*

- Fille du désert et du vent…

*Elle sent sur son bras comme un frémissement d’ailes. La main de l’ancien vient de l'effleurer. Les ailes du Phoenix semblent en feu. Elle lève un regard empreint de toute la tristesse que son cœur a du mal à porter. Elle murmure.*

- Je l’aimais… Sincèrement et avec passion. Il ne l’a pas compris. Il a tout détruit... Je ne l’ai pas compris... je l’ai détruit... et…

*L’Ancien fait un geste de la main, comme un coup de vent qui vient en douceur bouger les papiers en vrac…*

- Mars vous a détruit, arrêtez de vous rejeter la faute. Il en est ainsi. Il a décidé, tu as tenté de l’en dissuader. Mais il avait trop de rancœur, trop de haine en lui. Crois-moi, il le sait, et tu dois te le mettre dans le crâne,

*Le vieux marmonne entre ses dents* - aucune patience non plus -

*Cette fois les larmes coulent... Les souvenirs affluent en vrac, tout azimuts. Le vestiaire des ThaCos, le bébé, les crises de fous rires, la volute, promesse d’échange de vœux pour une union pourpre, le Canyon ball, la sirène… et tant d’autres qui lui font tourner la tête et couler les larmes. Une feuille se détache, elle l’attrape. A la lecture, elle sent une fissure, son cœur se déchire, que va-t-il advenir ?

Elle lève les yeux à la recherche de ceux de l’ancien, mais la pièce est vide. Elle soupire, se lève, hésite un instant, puis décide de tout laisser comme ça. Elle pénètre dans la pièce froide ou la stase règne seule. Elle s’en approche, et le regarde à travers la verrière transparente qui l’emprisonne. Les mains posées sur la vitre, le cœur au bord de l’explosion, les larmes qui roulent sans vouloir s’arrêter.*

*Elle fléchit sur ses jambes et glisse doucement au sol. Elle avait tout tenté, tout ce qui était possible de faire pour retenir l’homme qu’on aime. Quand on le voit partir à la dérive, se renfermer au fil des jours dans une rogne incontrôlable dont même elle n’arrivait plus à calmer. Deux êtres déchirés, dont l’un avait décidé de trancher. Trancher dans le vif de leurs cœurs, les laissant saigner à blanc.

Mars avait eu raison d’Anuryce. Renovatio l’avait achevé. Il s’était battu pour la ZDV1, pour la fournir en consommations. Pour faire marcher cette caste qui avait un réel problème. Il avait passé des nuits et des nuits penché sur ses documents, à calculer les vents, les dégâts, trouver les meilleurs créneaux. Il avait essayé de faire entendre, comprendre. Il avait tenté la solution extrême, celle du grand Manitou. Il n’avait obtenu aucune réponse et Il s’était fait huer par la communauté.

Là aussi, elle avait tenté de le dissuader, elle savait que plusieurs s'étaient cassé les dents sur cette caste, son erreur, sa plus grosse erreur avait été de ne pas le suivre sur cette route chaotique.

Elle pousse un profond soupir, un soupir qui lui arrache un gémissement, quoi qu’elle ait fait, quoi qu’elle ait dit, rien ne l’a convaincu de rester. … Elle avait échoué ! L’amour qu’elle lui portait, n’avait pas été assez fort pour le retenir. Quelque chose de plus fort, l’attirait ailleurs, dans un monde qui lui semblerait meilleur.

Elle hoquette… Elle a mal mais ne le montrera pas. Des discussions sans fin, ils en ont eu, pour toujours revenir au point initial, sa disparition, de la terre de mars et de son cœur à elle. La voix cassée elle murmure.*

«Je t’ai regardé partir,
Silencieux, au lever du jour,
Sans pouvoir te retenir.
Sans espoir de retour…


La décision tu l’avais prise
Quoi que j’ai pu dire.
C’est eux qui ont gagné.
Alors que tu savais que je t’aimais.

Et je te regarde l’œil vide,
Le cœur en miette,
Ton visage froid et livide,
De la mort qui te guette.

Te préparer un long voyage,
Sans accostage.
Laisser couler mes larmes
Baisser les armes.”

Elle tourne doucement la tête vers lui. Ses yeux brillants de larmes qui semblent ne jamais vouloir s’arrêter, reflètent l’immensité de son désespoir devant l'inéluctable. Elle avait pensé s’en sortir. La douleur du chagrin s’était estompé au fil du temps qu’elle passait à venir lui parler tous les matins. Elle avait l’impression d’un retour en arrière. Il s’était réveillé, puis rendormi… Elle n’espérait qu’une chose, c’est qu’il finisse par trouver le repos de l’âme et du cœur.*
[10/03/2019 14:19] Histoire de Apolos
Catégorie : Rituels des Grands Anciens


Titre : Adeptes guidez la foule !



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Post de : Apolos
Nous somme le 10

Quelques jours ont passé depuis mon dernier rituel..

Les terras n'avaient pas été aussi nombreux que je l'avais espéré.
M'occuper du temple je le faisais chaque jour avec beaucoup d'application.Accueillons en nous l'écho des Grands Anciens et leur puissance... De la même façon que nous accueillons avec plaisir ce répit qui s'invite sur notre zone de vivance.. Tirons une leçon de ce qui c'est produit et préparons nous.


La nouvelle période s'annonçait à l'horizon, une raison pour l'agave, une raison pour les chemins. Immergée dans le silence du temple, l'adepte ouvrît un œil. La poudre accroche un peu à ses gantelets et le sang coule lentement sous son scaphandre

Caressant machinalement Hamlet son crâne des Grands Anciens personnel, la communion avec les Grands Anciens était intense. Le regard perdu dans la contemplation des circonvolutions d'Hamlet, Apolos se remémore ses premiers pas dans se temple biens précis

Des bips de connection radio se firent entendre dans le système intégré de son casque de terraformation, l'arrachant à ses réflexions. Apolos vérifie pour la deuxième fois la propreté du dôme et se lève, fait face à ses amis réunis. Durant un instant les regards se croisent... D'une mains levée, Apolos prend la parole*

"Oh Grand Anciens, permettez à notre humble syndicat de perdurer, nous qui avons toujours fait preuve de notre indéfectible ferveur! "

*Tandis que ses amis prenaient finalement place dans son dos, l'Adepte se racla un instant la gorge, cherchant les mots justes*

"Mes amis, une fois encore, le syndicat L.S.D se réunit pour célébrer le début d'une nouvelle période qui s'annonce fort intéressante !

Extasions nous et remercions les Grands Anciens pour tous leurs bienfaits et tous leurs obstacles qui se dressent devant nous, en nous poussant à progresser, encore et encore.

En cette période où la liberté de l'âme se fait menacée... Où les destins s'entrechoquent, se télescopent les un les autres plutôt que de se croiser et s'entremêler...
Adaptons nous à nos nouveaux ennemis et n'oublions jamais ceux avec qui nous nous sommes battus, il y a de cela bien des périodes, bien des cycles...

Mon Totem l'Abeille courageuse est donc le jour ou Le Cosmos envoie de bons rayons. L'indigo se lit sur leur cœur. Ce jour est le leur en tant que fleurons Terraformers cultivateurs,


Et surtout, n'oubliez pas que c'est dans l’adversité que nous auront besoin de nous serrer les coudes...

Soyons respectueux des dogmes et ensemble, préparons le renouveau de cette planète et de sa zone de vivance! "




*Je lève à nouveau les yeux vers le dôme, la puissance du flux d'énergie n'attend qu'un signe pour vivifier les présents dans le temple.
Je la libère, en savoure l'influx et la puissance qui s'insinue dans mon corps et m'enivre de cette sensation dont j'use sans la comprendre vraiment
avant de reprendre pied dans la réalité .


De plus même l'épine d'Agave que j'utilisais ne me rebutait plus car la première fois je n'étais pas fier quand j'avais approché la pointe de ma peau ...


Quelques de sang perdues ce n'est pas cher payé pour honorer ce en quoi je crois.

De même la poudre de coquillage que je répands de temps en temps va m'aider sur le chemin de mes croyances.
Dans mes pensées je suis de plus en plus proche de Mulluc.
Je ne sais pas quelle sera son aide mais je crois en ce que je fais et je crois en lui.



J'ai bien œuvré pour que ce rituel soit réussi.

Aujourd'hui j'ai rangé, bien nettoyé le temple.
La poussière rougeatre se dépose partout.*


"En ces jours troublés, je vous invite à vous recueillir, à entrer en communion, en harmonie les uns avec les autres.

- Chers invités, mes amis,

Je tiens encore à vous remercier de votre présence."
[10/03/2019 12:14] Histoire de Artyom
Catégorie : Journal intime


Titre : Stigmates



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Post de : Artyom
J'ouvrai les yeux sur les parois de mon caisson. Mon corps était encore froid, endolori, ankylosé. Une sensation unique à laquelle je m'étais habitué sans parvenir pour autant à la surmonter. L'asphyxie. L'étreinte du néant. Les cauchemars. Même au bout d'une dizaine de fois, ces épreuves restaient un supplice. Mais c'était nécessaire.

Je sortis de ma boite et titubai jusqu'à la salle d'hygiène, balayant tout sur mon chemin jusqu'à atteindre le miroir mural. Là, j'observai l'oeuvre des nécro-chirurgiens sur la silhouette tapie derrière la pellicule de crasse. Les cicatrices de mes passages répétés au silo suintaient encore. Malgré la douleur, je souriais en parcourant ces stigmates qui me rapprochaient toujours un peu plus de la perfection.

Mais il me restait encore tant de chemin à parcourir avant de pouvoir y prétendre.

" Ohkt, hydre divine, fait de moi l'un de tes instruments les plus glorieux. "
[07/03/2019 07:40] Histoire de Nshzael
Catégorie : Inclassable


Titre : Odicée



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Post de : Nshzael
Vaste, étendu et foisonnant.
Et quelle diversité !
Tout, là, exprime cela dans le vivant, ici.
Sur et dans l’eau, sur et dans la terre, sur et dans l’air, nageant, flottant, marchant, courant, planant, volant.

Tout chante.

Dinosaures de toutes les tailles, plumeux, cuirassés et chantant.
Ce sont les sons, qui nous enchantent comme un mélange de tous les chants que nous avons quittés, quand la longue maison a commencé à naviguer. : pour un aperçu, il suffit de mélanger tous les rugissements, barrissements, sifflements, crachements, caquètements, chants de mammifères marins et d’oiseaux de la terre, la pluie et le vent, l’orage et le fracas des vagues sur les récifs, le murmure des ruisseaux …

Tous les chants d’une planète résonnant sur et dans le grand vide.

(Memo, message du port sombre aux dinosaures psychiques, que nous sommes devenus.)
[04/03/2019 03:11] Histoire de Apolos
Catégorie : Rituels des Grands Anciens


Titre : ondes positive L.S.D



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Post de : Apolos
Nous sommes le 03 /

* Son dernier discours sur le son silencieux l'avait laissé apaisé, comme ressourcé de l'intérieur.

En ce jour , l'humeur est positive chez L.S.D., de bienveillantes ondes positives s'échappent des fils karmiques des Furies réunies.
Les pensées se focalisent vers leurs précieux alliés, l'astre solaire au zénith au-dessus de leurs têtes. *

La seule excuse que nous ayons est celle d'être prisonnier au sein d'une cage dont nous ne connaîtrons jamais l'issue.
Vaisseau flottant dans un espace où il n'y a aucun port de destination auquel s'amarrer.
Finirons nous comme une bulle flottant au milieu d'un univers mort, sommes nous condamnés à cela ?

Il semble que oui et voilà aussi pourquoi nous préférons croire à n'importe quoi.
Notre esprit ne peut se confronter à cette réalité, cela nous précipite dans le chaos, la peur et la guerre alors que nous devrions tous lutter pour vivre au mieux dans cet environnement dur et hostile pour nos fragiles enveloppes d'humains.

Regardons les rivières de sang répandues, ce fluide vital.
Acceptons le prix de nos actes et regardons leur horreur comme leur beauté car les deux sont indissociables et nécessaires.

Prenons la mesure de ce qui a été accompli aujourd'hui.
Le beau c'était un certain fair play, magnifique cette capacité à survivre au pire.
Le merveilleux, les ressources étrangement extraordinaires d'un être de chair si fragile en apparence mais doté d'une capacité de résistance qui semble infinie, l'humain.

" Le soleil s'est levé dans le vent,
Regard implacable et bienfaisant,
Toujours aime et veille ses enfants,

Force brutale tout autant que vitale,
harmonie des contraires chasse le mal,
silence doré permit vie végétale.

Onde complexe qui fait réfléchir,
Soutien mystique irradie sans faiblir,
Ami de la vie qui aide à anoblir.

Adeptes guidez la foule !

Puisse l'écho des Grands Anciens te porter toute notre gratitude, notre ferveur renouvelée, en cette équinoxe espérée et fantasmée.

Fidèles nous resterons, humbles et reconnaissants, depuis le silence ressens la puissance que tu nous as donné.

Prend soin de tous les membres du L.S.D et de ses invités..

Par le sang et par la vie, soit une fois de plus célébré. "

Quelques de sang perdues ce n'est pas cher payé pour honorer ce en quoi je crois.

Dans mes pensées je suis de plus en plus proche de Mulluc.
Je ne sais pas quelle sera son aide mais je crois en ce que je fais et je crois en lui.

J'ai bien œuvré pour que ce rituel soit réussi.

Aujourd'hui j'ai rangé, bien nettoyé le temple.
La poussière rougeâtre se dépose partout.*

"En ces jours troublés, je vous invite à vous recueillir, à entrer en communion, en harmonie les uns avec les autres.

- Chers invités, mes amis,

Je tiens encore à vous remercier de votre présence."
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